carte noire | gadzi - a Paris chapter
nora chipaumire | nhereraHUB
En 2026, Dance Reflections by Van Cleef & Arpels apporte son soutien au Festival d'Automne pour la présentation d'une carte blanche à nora chipaumire.
Quels ponts peut-on jeter entre Harare, Dakar et Paris ? Quels dialogues et échanges imaginer entre ces trois villes, leur histoire et leur présent ? C’est à la lumière de ces questions que nora chipaumire a imaginé la carte blanche—rebaptisée carte noire—que lui a proposé le Festival d’Automne. La chorégraphe et danseuse basée pendant un temps à New York, entretient des liens singuliers avec chacune de ces métropoles : au Zimbabwe, où elle est née et a fondé nhereraHUB, lieu de travail et de réflexion ouvert aux compagnonnages ; au Sénégal, où elle a longtemps travaillé notamment avec les femmes du village de Toubab Dialaw ; et à Paris où plusieurs de ses œuvres ont été présentées, dont l’image lui inspire un goût pour la conversation, au sens le plus plein du terme.
En clôture de sa carte blanche et de l’édition 2026, nora chipaumire investit la Fondation Cartier pour l’art contemporain et présente gadzi—a Paris chapter, une ultime création pour prendre la lenteur nécessaire où l’œuvre ne s’installe pas dans un lieu, mais le traverse et le reconfigure.
L’artiste et chorégraphe nora chipaumire a l’habitude de dessiner les espaces qui accueillent ses projets, révélant une architecture habitée. Dans Dambudzo, présenté en ouverture du Festival d’Automne 2024, nora chipaumire plongeait le public au cœur des shebeen zimbabwéens, intégrant ces corps à la scénographie même de la performance. Après trois semaines de carte blanche à la Ménagerie de verre, nora chipaumire revient à Paris avec la dernière pièce de sa carte noire dans un autre lieu : celui d’Ibrahim Mahama, invité de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à l’occasion de l’exposition Le Temps des récoltes. Elle s’adapte aux œuvres et installations de l’exposition, faisant entrer ses propres systèmes chorégraphiques en friction avec un environnement existant, dans lequel le temps devient une matière extensible, pliable et dépliable. gadzi—a Paris chapter poursuit sa transformation, après une première étape de création à la Tate Modern à Londres, prenant appui sur une architecture qui porte déjà ses mémoires, ses œuvres, ses fantômes.