On Speed | Grosse Fuge | Opus
Opera Ballet Vlaanderen
Jan Martens | Anne Teresa De Keersmaeker | Christos Papadopoulos
En 2026, Dance Reflections by Van Cleef & Arpels apporte son soutien au festival Romaeuropa pour la présentation d'un programme consacré à Anne Teresa De Keersmaeker, Christos Papadopoulos et Jan Martens, par le Ballet de Flandre.
Une nouvelle expérience stimulante à l’Opera Ballet Vlaanderen, sur une musique de Johann Sebastian Bach.
Comment le regard peut-il transformer notre manière d’écouter ? C’est la question au cœur de OPUS, la deuxième chorégraphie de Christos Papadopoulos. Le point de départ est Die Kunst der Fuge de Bach, déconstruite et réduite à ses éléments les plus fondamentaux.
À travers un langage chorégraphique d’une précision quasi microscopique et une attention portée aux sons individuels comme aux lignes mélodiques, danseurs et musiciens recomposent progressivement le puzzle complexe de l’œuvre. Ce processus de construction, à la fois systématique et organique, offre une lecture renouvelée et stimulante de la manière dont s’accordent musique et mouvement.
Conçue spécialement pour les danseurs de l’Opera Ballet Vlaanderen, cette nouvelle version d’une pièce de groupe traduit de manière singulière, dans un contexte contemporain, la notion d’ « opus » — entendue comme « une œuvre majeure et complexe de la musique classique, élaborée selon des règles et des idéaux hérités de la tradition. ».
L’Opera Ballet Vlaanderen réunit trois chorégraphies contemporaines issues de différentes générations de la scène flamande et internationale.
Jan Martens adapte On Speed pour la compagnie flamande, une pièce fondée sur l’énergie, la résistance et la pulsation rythmique. Son langage physique, tendu, insistant et d’une grande intensité, pousse les danseurs dans un état d’accélération continue, oscillant entre précision, saturation et perte de contrôle.
La soirée se poursuit avec Grosse Fuge, œuvre emblématique de Anne Teresa De Keersmaeker. Créée en 1992, la pièce s’appuie sur la partition monumentale de Ludwig van Beethoven pour en traduire la complexité contrapuntique dans une construction chorégraphique à la fois rigoureuse et vibrante.
Le programme s’achève avec OPUS, l’une des premières chorégraphies du Grec Christos Papadopoulos, présentée ici dans une nouvelle version pour douze danseurs. Inspirée de Die Kunst der Fuge de Johann Sebastian Bach, la pièce déconstruit et recompose la partition à travers un langage chorégraphique d’une précision quasi microscopique, où le geste minimal devient structure, scansion rythmique et matière perceptive.