What the body does not remember (revival 2026)
Wim Vandekeybus
Ultima Vez
En 2026, Dance Reflections apporte son soutien au festival Romaeuropa pour la présentation de What the body does not remember (revival 2026) de Wim Vandekeybus.
En 1987, Wim Vandekeybus crée What the Body Does Not Remember avec sa compagnie, Ultima Vez, nouvellement fondée. La pièce, qui n’était pas immédiatement identifiée comme une œuvre chorégraphique, a profondément marqué et transformé le champ de la danse.
En 2026, près de quarante ans plus tard, ce spectacle fondateur sera présenté à nouveau dans une version avec musique en direct, en collaboration avec le célèbre Ensemble intercontemporain.
La musique de What the Body Does Not Remember, composée par Thierry De Mey et Peter Vermeersch, joue un rôle essentiel dans la puissance brute et physique de la performance. Ses rythmes percussifs et ses changements de tempo soudains font écho aux mouvements explosifs des danseurs et à leurs réactions en une fraction de seconde. À la fois minimaliste et intense, la partition renforce une atmosphère de tension et d’imprévisibilité, amplifiant l’impact viscéral de la chorégraphie. Cette interaction entre musique et mouvement souligne les thèmes de l’instinct et de la survie, faisant de l’expérience sonore un élément aussi marquant que la dimension visuelle. Ensemble, De Mey et Vermeersch créent un paysage sonore indissociable de l’intensité de l’œuvre.
Avec sa première création What the Body Does Not Remember, Wim Vandekeybus a provoqué un véritable choc artistique. Il ne s’agissait pas d’une performance classique, mais d’une expérience physique brute, oscillant entre attraction et répulsion. Les danseurs évoluent à grande vitesse, avec une précision extrême, réagissant de manière instinctive les uns aux autres et à la musique. Des moments d’humour traversent des éclats d’agressivité, de peur et de danger dans cette pièce intense et chargée en adrénaline.
What the Body Does Not Remember révèle l’essence des réflexes instinctifs, ancrés dans la réalité la plus directe de l’existence, et pose les fondations du langage chorégraphique singulier de Vandekeybus. Les interprètes lancent des pierres au-dessus de leur tête tout en traversant la scène à vive allure, offrant au public une expérience physique et marquante, comme une danse au bord du vide.