Karole Armitage
Chorégraphe
États-Unis
© Marco Mignani
En 2026, Dance Reflections by Van Cleef & Arpels apporte son soutien à la présentation de Rave de Karole Armitage, interprété par le Ballet de Lorraine au Théâtre de la Ville dans le cadre d'un Chaillot Nomade, programmation hors-les-murs de Chaillot.
Karole Armitage est une chorégraphe et danseuse américaine reconnue pour son style audacieux mêlant danse classique, contemporaine et culture punk. Formée en ballet classique à la School of American Ballet et à la North Carolina School of the Arts, elle débute sa carrière de danseuse au Ballet du Grand Théâtre de Genève, où elle interprète notamment des œuvres de George Balanchine.
En 1976, elle rejoint la compagnie de Merce Cunningham, figure majeure de la danse contemporaine, dont l’influence marquera profondément son approche du mouvement et de la composition chorégraphique.
Karole Armitage commence à créer ses propres pièces à la fin des années 1970. En 1981, elle signe Drastic Classicism, œuvre emblématique qui combine la rigueur du ballet classique avec l’énergie brute du punk rock. Cette création lui vaut le surnom de « punk ballerina », symbole d’une artiste capable de briser les codes et de faire dialoguer les mondes de la danse savante et de la culture populaire.
Elle fonde sa propre compagnie, Armitage Gone! Dance, basée à New York, avec laquelle elle explore une danse à la fois virtuose, sensuelle et expérimentale. Son travail, nourri de collaborations avec des compositeurs, plasticiens et scientifiques, aborde souvent des thèmes comme la nature, la physique ou le changement climatique.
Karole Armitage a également chorégraphié pour de grandes compagnies internationales, des opéras et même des artistes de la scène pop tels que Madonna et Michael Jackson.
Entre 2000 et 2004, Karole est artiste associée du Ballet de Lorraine, elle créée notament en 2001 Rave, pièce qui sera reprise à l’automne 2026 par le CCN - Ballet de Lorraine.
Récompensée par de nombreuses distinctions, elle a été nommée Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres en France en 2009.
Toujours active, elle poursuit une œuvre qui interroge les frontières entre la tradition et l’avant-garde, entre la beauté formelle et la rébellion artistique.